LA VALORISATION DES DONS ET L'ESPRIT DE PARTAGE : UNE MANIERE DE VIVRE LA PAUVRETE RELIGIEUSE

La recollection de ce dimanche 17 mai 2015, au Centre Theresianum, a été prêchée par  le Père Jacques MUTIMANWA, Carmes Déchaux. Dans son exposé, le Père Jacques a commencé par un préalable en signifiant que la réalité de la vie nous fait promener entre le passé et l'avenir. Le passé est facile à maîtriser parce qu'il est derrière nous. Mais l'avenir est difficile à discerner. Et entre le passé et l'avenir il y a le  présent qui nous tente parce qu'il nous pousse à tourner le dos au passé et à fermer les yeux devant l'avenir. Mais la bonne attitude pour nous est de lire le passé pour écrire le présent et inventer le futur.  Cette considération nous aide à garder trois questions à l'esprit : D'où venons-nous ? Où sommes-nous par rapport au passé ? Quel sera notre avenir ?



C'est après ce préalable que le Père Jacques a annoncé le thème de la récollection : «La valorisation des dons et l'esprit de partage : une manière de vivre  la pauvreté religieuse».  Partant de l'analyse des textes tirés des Actes des Apôtres 4, 32 - 34 ; 6, 1 - 4, le prédicateur a montré que la première communauté était idéale parce qu'ils avaient tous un seul cœur et mettaient tout en commun. Mais les plaintes sont nées dans la communauté au moment du partage. Et quand le partage est mauvais ou n'est pas équitable, il y a les murmures qui naissent dans la communauté, et on se rappelle les origines : « les Hellénistes contre les Hébreux ».  Devant cette situation, les Apôtres renvoient la communauté à trouver des solutions en son sein : chercher des hommes d'une bonne réputation, remplis de l'Esprit et de sagesse. C'est à ce passé que le préalable de l'introduction nous invite à revenir. Nous devons revisiter les solutions du passé, les appliquer aujourd'hui pour construire notre avenir. Cette conscience des solutions du passé nous aide à valoriser nos dons. Le manque de la valorisation des solutions prises déjà par l'Eglise primitive pour nous les appliquer, et du partage est la grande maladie qui nous ronge aujourd'hui.

Le point de départ de cette valorisation est la confiance en soi et en la communauté. Le manque de cette confiance engendre la crise d'autorité et la crise d'identité. Mais la prise de conscience ne suffit pas, il faut aussi la mise en pratique de ce que nous avons appris, même ce que nous avons appris de nos erreurs.

Nous éviterions encore mieux les problèmes en ayant le souci de devenir    « l'un des meilleurs » sur le plan intellectuel, spirituel, psychologique, émotionnel et affectif, en sortant de nos zones de confort, en développant nos potentiels et en les mettant au service des autres.

Pour partager il faut avoir le souci de connaître les besoins de ses frères et sœurs et se mettre dans la peau de l'autre. C'est de cette façon que nous éviterons les conséquences du manque de partage et de la non valorisation de nos dons. Ces conséquences sont : l'indifférence, l'aversion, la haine, l'envie et le scandale qui est le sommet de tout.


Regardez aussi ces images d'expositions des frères à Kinshasa 

Frère NGOYI MBAYA
Innocent, ocd.


Rechercher

OCD CONGO © 2003-2015 Tous droits réservés. Pères Carmes Déchaux R.D.C

Frère Godefroid Masereri, ocd